22/03/2010
Azeffoun : Les associations en conclave
Le siège de l’association culturelle Assirem, de Tazaghart, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de la ville d’Azeffoun, a abrité la semaine dernière une journée thématique consacrée à l’engagement associatif chez les jeunes, présidée par l’auteur d’Algérie, Citoyenneté et Identité, le professeur Mohamed Brahim Salhi, de l’université de Tizi Ouzou
Une dizaine d’associations de la région d’Azzefoun ont pris part à cette rencontre en partenariat avec le PCPA d’Algérie (Programme Concerté Pluri-Acteurs). Le PCPA, informe-t-on, fonctionne avec 120 membres (80 Algériens et 20 Français) et a pour but la création des liens franco-algériens. Le marasme où se débattent la majorité des associations a été l’objet d’une pré-étude afin d’évaluer leurs expériences. D’où, l’option du contact direct avec les acteurs du monde associatif local à travers un questionnaire préétabli. Il est partout admis qu’une association constitue pour les jeunes un point d’échanges, un espace d’expression où l’on acquiert une expérience, une formation, et pourquoi pas une volonté de changer des choses dans la société dans laquelle le jeune évolue. Aussi, selon l’avis de M. Salhi, « les jeunes qui militent dans le monde associatif le font car ils veulent s’imprégner de ses activités, en privilégiant le contact humain, dont le milieu scolaire est le plus significatif ».
C’est dans cette vision que le PCPA a voulu savoir quel était le degré de mobilisation des jeunes, leurs motivations. En un mot, « comment vient-on à une association ? » En réponse à ce questionnaire, chaque membre associatif y va de son analyse pour expliquer plutôt la désertion des jeunes dans les associations. Une seule voix est venue éclairer ce ciel sombre du monde associatif. Elle est venue de B. Aggoun, d’Aghribs. Dans une intervention magistrale, il a réfuté certaines analyses. Pour lui, « il faut d’abord investir dans l’humain. Quand on donne l’exemple à chaque occasion, les autres suivent. Diffuser toute information qui intéresserait les jeunes a son pesant d’or. Les membres associatifs ne doivent se prévaloir d’une quelconque supériorité par rapport aux bénévoles. Nous défendons une cause unique ».
Exhibant un press-book retraçant les 18 ans d’existence associative, il a réitéré son aversion à imputer l’échec au manque de moyens. Certes, ils ont leur importance, mais, il suffit de lancer une action visible où les villageois pèsent son bien-fondé. Ils y contribueront. Par contre, compter sur les pouvoirs publics pourrait s’avérer « une lame à double tranchant », a-t-il conclu.
El Watan: par smail Ouguerroudj
21/03/2010
Ait Chaffa
La bibliothèque municipale fonctionnelle
Les amoureux de la lecture au niveau de la commune côtière d'Aït Chaffa, dans la daïra d'Azeffoun, peuvent désormais se procurer des livres et s'adonner à la lecture grâce à l'initiative du ministère de la Culture concernant l'implantation d'une bibliothèque dans chaque commune, sur les 67 municipalités que compte la wilaya de Tizi Ouzou.
La commune d'Aït Chaffa est la première à livrer le projet de la réalisation de la bibliothèque municipale, lancé depuis plusieurs mois déjà. Elle est même fonctionnelle et ouverte au public. Cette nouvelle structure culturelle tombe à point nommé pour les férus de la lecture et le mouvement associatif local qui souffre d'une léthargie depuis des années faute de pareille structure.
Les écoliers et les étudiants ont aussi leur part de bonheur. Par ailleurs, dans la même perspective, c'est-à-dire la construction de bibliothèques communales, certaines risquent de ne pas voir le jour, du moins pour le moment, à cause principalement de l'éternel problème de manque d'assiettes foncières qui plane toujours et aucune solution n'est envisageable pour l'instant. Résultat : les projets ne sont pas lancés et risquent d'être compromis.
D. I. le Temps d'Algerie |